Max
et les Maximonstres |
(13-14) |
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Hollywood nous a menti : la vie des enfants n'est pas
toute rose et toute lustrée... Voici donc un film atypique qui
devrait rétablir la vérité ! Ce sera tout d'abord
la réalisation brute de décoffrage, caméra à
l'épaule, photographie un peu crade, qui vous étonnera de
ne pas vouloir à tout prix caresser le spectateur dans le sens
du poil. Et puis le thème, également : un enfant va découvrir
qu'il n'est pas le centre du monde (comme le dit son trophée :
"Owner of the world") et que ce monde n'est ni immuable (le
soleil va exploser), ni tout rose (les hommes détruiront tout avant
le soleil, lui dit-on). Alors dans sa fuite il va découvrir un
monde de monstres où il sera accueilli comme un roi (redevenant
le centre), où il sera aimé par une famille ayant des égards
absolus pour lui, et deviendra maitre de son destin (c'est lui qui décide
de tout !). Dommage que le film connaisse le défaut du "ventre
mou", une faiblesse dans la construction dramatique lors des aventures
avec les monstres, un rien ennuyeuses, n'apportant pas toujours grand
chose au récit, se collant sur un parallélisme hasardeux
(Boules de neige / boules de terre ; construction d'un igloo / construction
d'un chateau ; destruction d'une chambre / destruction des maisons ; Max
est un enfant que l'on écoute pas, avec qui l'on ne joue pas /
les monstres lui ressemblent de diverses façons) ; mais le film
comporte des moments de vraie poésie. Au final notre héros
comprendra que ce qui compte c'est l'amour que l'on donne à autrui
(fin de l'égocentrisme infantile). Le tout emballé par une
musique sans chansonnette. Une oeuvre décalée où
l'auteur prend de grandes libertés avec le livre original mais
sert ses desseins et par la même ceux de Sendak, l'écrivain
originel. Avouez que des monstres comme cela, vous n'en aviez jamais vu
auparavent au cinéma ! |