Un petit Star wars sur grand écran.
Dans le droit prolongement de la série Disney, The Mandalorian & Grogu n'est qu'un western spacial extrêmement basique sur le fond, et très Star Wars sur la forme.
Car le très gros, l'immense défaut de cette adaptation sur grand écran demeure son scénario frêle, limité à une strate de lecture, à contrario de la plupart de ses prédécesseurs. Pas bien plus engageant qu'un simple épisode TV, plutôt du niveau de la médiocre saison 1 par ailleurs, il se décline en une mission ultra classique, franchement basique, à base de longues courses poursuites, entrecoupées de bastons et débouchant sur la délivrance de l'objectif. Du western de série où même les héros n'évoluent que bien peu.
D'autant plus que la réalisation de Favreau, de moins en moins passionnant sur grand écran, demeure vraiment peu inspirée et surtout indigne d'un Star Wars.
Pourtant le film tire quelques bonnes balles : Osé est la musique de Goransson, toujours en équilibre entre la déférence et l'innovation : de l'électro symphonique surprenante mais très agréable et censée. Très couillus également est ce mélange de CGI et de puppets, mélange de technologie novatrices et des techniques traditionnelles.
The Mandalorian and Grogu s'avère divertissant mais sans l'ombre d'une intrigue ni prétention, totalement, purement et parfois ennuyeusement linéaire ; malgré les nombreux Easter eggs plutôt bien sentis et autres clins d'oeil à la culture de cette galaxie très lointaine : R2, le combat de Dejarik (scène fantasmatique pour tout fan qui se respecte), l'Amani (scène fantasmatique pour tout collectionneurs qui se respecte), l'allusion aux Yozums, au Razor Crest ou encore à Blue leader ; Grogu se métamorphosant doucement en Yoda sur une Nal Hutta en lieu et place de Dagobah.