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Le coin fantastique
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Lucy
Budget = 49 M€
BOX OFFICE France = 6 359 / 351 054 - 1 941 000 - 5 203 000 entrées
BOX OFFICE USA = 43,9 / 126,7 M$
BOX OFFICE Monde = 463,4 M$
 

Besson s'amuse comme un fou dès le départ : son montage nous rappelle astucieusement et sans prise de tête que l'homme n'est au final qu'un animal... mais un animal conscient, qui apprend. Le film démarre en trombe pour nous présenter l'alléchant pitch de départ (totalement improbable : pourquoi ne pas fabriquer la drogue dans les pays concernés grâce à sa formule chimique ???) et j'ai envie de dire que l'on retrouve (presque) le Besson qui s'était un peu égaré depuis Jeanne d'Arc ; même si j'ai relevé que sa réalisation n'est peut-être pas aussi percutante et à la fois fine qu'avant... S'il se cache derrière une excuse scientifique (les dialogues de M. Freeman sont relativement passionnants), il s'avère vraiment débordant d'imagination, très prometteur dans cet actioner explosif qui sait monter en puissance grâce au défilé des fameux "%", moteur du suspens. Besson invente peut-être ici son héroïne ultime, dans la droite continuation de Jeanne d'Arc d'ailleurs, une super-héroïne complètement originale (ça, on ne peut pas le lui enlever) avec un atout scientifique hélas guère poussé jusqu'à son paroxysme, relevant donc de la plus pure science-fiction (n'allons pas chercher trop loin... quoi que...). Le sentiment final reste donc partagé car le film navigue sur une corde raide : entre efficacité, humour et ridicule (la scène dans l'avion, l'héroïne qui tue des innocents, ou prend ce risque, mais laisse la vie sauve au chef des gangsters). On est en droit de se poser la question : avec de telles capacités, chercherions-nous vraiment à démanteler un vulgaire gang de trafiquants alors qu'il y a tant de bien faire dans ce bas monde ??? Oui, mais Mr Besson nous répond ainsi : l'histoire va plus loin au final. Là aussi, même si j'ai apprécié la fin pour les raisons que je vais exposer, l'auteur élague pas mal de chose, fait défiler les nouvelles capacités de son héroïne un peu rapidement et ne retient qu'une chose, essentielle certe, mais un peu maigre : son personnage est positif, elle ne cherchera pas à se prendre improbablement pour Dieu mais deviendra le garant de la mémoire de toute une espèce, à travers des millions de générations, une super-Darwin qui offre la connaissance atemporelle aux siens... Pêché d'ambition ?

NOTE : 12 / 20

La critique des internautes
 

Je dois avouer que la bande-annonce m'avait laissé assez sceptique, je craignais un peu le côté "surcharge visuelle", entre la profusion de détails, les couleurs flashy et une 3D pas toujours nécessaire, mais cette réalisation c'est avérer être une excellente surprise!
Une petite plongée dans le folklore et les traditions mexicaines, un voyage dans le monde des morts qui n'est pas sans rappeler celui de Mr Burton (cf: Les noces funèbres) mais qui n'a pourtant rien à lui envier : La légende de Manolo est le genre de dessin animé qui vous embarque, un conte magique et drôle, à 100 km/h.
Le design est audacieux, les personnages ressemblent à des marionnettes de bois, et on assiste amusé à un savant mélange entre le côté "vieux jouets" et la technologie de l'animation digitale qui nous offre, entre autre, des paysages éblouissants et qui donne au film une réelle originalité. Le tout rythmé par des chansons touchantes et entraînantes qui viennent s'ajouter à la poésie déjà palpable de cette saisissante aventure.
Je vous invite donc à la découvrir avec vos enfants, vos parents et même vos ancêtres, car La Famille, au sens large du terme est un thème phare de l'histoire. S'agissant d'un dessin animé, on a bien sur le droit à l’indétrônable histoire d'amour et à la morale qu'il fait toujours bon de se rappeler, à savoir que "le vrai courage dans la vie c'est avant tout d'être soi-même", mais on y résiste pas !
On applaudit donc ce premier film du réalisateur Jorge R. Gutierrez et Guillermo Del Toro pour avoir signé, une nouvelle fois, une très belle production et on profite de l'hiver qui arrive comme une excuse, pour aller se blottir dans la salle de cinéma et rêver un peu, les yeux grands ouverts."

Fanny