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Lost highway

David LYNCH
(17-18)

Une chose que l’on ne peut reprocher à Lynch : il ne respecte aucune structure narrative convenue et par ce fait on est complètement perdu et on se laisse guider par le maitre ; on ne sait jamais de quoi sera fait l’instant d’après. On pourra lui reprocher l’intro, longuette (mais le rythme s’intensifiera volontairement, il fallait bien un point d’ancrage) et un Bill Pullman qui reste un peu statique. Mais finallement le film est très logique, il est greffé de morceaux obscurs (plus ou moins) et se lit plus aisément que Twin Peaks (moins de ramifications). Une œuvre –as usual- vaporeuse, évasive, imprécise, impulsive et sublime. Une œuvre envoutante (la caméra de Lynch en rendra fou plus d’un et miss Arquette est à croquer), terrorisante et drôle, qui explore, ou plutôt s’avère être, un document sur la folie vécut de l’intérieur. Une bande son qui délivre des émotions humaines, très spirituelle, tout comme son support. Que veux dire la fin ? Simple : c’est une excellente définition de la schizophrénie. A revoir pour analyser ce déséquilibre observé au début. En tout cas un puzzle objectivement génial, très bien agencé. Encore une perle, c’est trop…