Lost
highway |
(17-18) |
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Une chose que l’on ne peut reprocher à
Lynch : il ne respecte aucune structure narrative convenue et par ce fait
on est complètement perdu et on se laisse guider par le maitre
; on ne sait jamais de quoi sera fait l’instant d’après.
On pourra lui reprocher l’intro, longuette (mais le rythme s’intensifiera
volontairement, il fallait bien un point d’ancrage) et un Bill Pullman
qui reste un peu statique. Mais finallement le film est très logique,
il est greffé de morceaux obscurs (plus ou moins) et se lit plus
aisément que Twin Peaks (moins de ramifications). Une œuvre
–as usual- vaporeuse, évasive, imprécise, impulsive
et sublime. Une œuvre envoutante (la caméra de Lynch en rendra
fou plus d’un et miss Arquette est à croquer), terrorisante
et drôle, qui explore, ou plutôt s’avère être,
un document sur la folie vécut de l’intérieur. Une
bande son qui délivre des émotions humaines, très
spirituelle, tout comme son support. Que veux dire la fin ? Simple : c’est
une excellente définition de la schizophrénie. A revoir
pour analyser ce déséquilibre observé au début.
En tout cas un puzzle objectivement génial, très bien agencé.
Encore une perle, c’est trop… |