I,
robot |
Alex PROYAS |
(13-14) |
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Soyons très clair : Assimov est plus un prétexte
qu'autre chose ; dommage. S'ensuit donc un film de SF hollywoodien (moyens
importants, débordement d'imagination, soin apporté à
la technique...) doublé d'un film policier futuriste halletant
et hautement excitant. Le sujet ? Les robots, bien sûr ! Ces êtres
-étrangers- qui poursuivent la paisibilité de l'homme depuis
qu'ils sont apparus, qui lui volent son labeur et l'asservissent... stop
: le propos n'est ici que sous-jacent. Mais la peur, elle, est réelle
et incarnée -remarquablement- par le héros, Smith, comme
un poisson dans l'eau dans ce rôle, à la fois drôle,
musclé et... bon acteur. Le scénario n'en est pas moins
hyper-stimulant : les machines qui s'humanisent, rêvent, imaginent,
évoluent seules... et tuent ; tout le piment de cette toile policière
extrêmement classique (héros avec trauma, joli fille, enquête,
guérison) mais qui sait réserver de belles surprises, va
en s'intensifiant au fil du métrage et devient un énorme
action-movie parano. Mais la dernière partie aurait amplement mérité
d'être traitée plus en détails (les robots dominant
le monde) et être moins expédiée : un We, robot ?
Puis un They, robot ? Oh oui ! Alors n'hésitez pas à donner
un second degré plus cérébral à ces oeuvres. |