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Gods of Egypt

Alex PROYAS
(4)

Proyas n'a rien à prouver à qui que ce soit : alors pourquoi s'être lancé dans ce naufrage cinématographique où il n'y a absolument rien à sauver, pas plus sur le fond que sur la forme ? Ne cherchez pas d'Histoire dans ce film : les Dieux égyptiens vivent parmi les hommes, et les uns comme les autres sont blancs comme des c*l. De prime abord il est donc très difficile d'entrer dans ce délire. Et s'il y a quelques jours je louais la sobriété et l'intégration des FX dans le dernier tome de "Captain America", il faut bien avouer qu'ici, ce magma d'images où le but du jeu est d'en mettre un maximum sur l'écran fait grandement mal et aux yeux et à la tête. D'autant plus que les FX sont atroces (hors mis le Sphinx) et les décors bling-bling, du plus mauvais goût, nous laissent imaginer que les acteurs n'ont pas dû beaucoup respirer l'air pur. Proyas est clairement noyé dans la masse : sa réalisation est tape-à-l'oeil et sans génie aucun. Nous assistons donc à un anti-Indiana Jones où le numérique tue le film (voir l'abominable scène où le héros récupère l'oeil et sa chorégraphie "dans le vide" du plus bel effet), un buddy movie ringard, une version non officiel et live de Dragon Ball Z. Le scénario ? Faussement shakespearien : disons qu'il représente le 4ème de couverture d'un Hamlet. Les dialogues complètement post-modernes finissent par nous user les oreilles et l'intrigue est moisie de bout en bout (une reconquète du pouvoir tout ce qu'il y a de basique et attendu), pas même sauvée par les implications de la mort de certains personnages. Ringard, non-sensique, le film ne vaut pas mieux que les peplums italiens des années 50-60. Mais on y apprend toutefois que Ra habite dans la station MIR et se bât contre de gros méchants nuages avec un pisto-laser. Et oui...