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Fumer fait tousser
Budget = 6,7 M€
BOX OFFICE France = 880 / 15 517 / 87 000 - 179 000 entrées
BOX OFFICE USA = - M$
BOX OFFICE Monde = - M$
 

Passé son casting de malade (avec un Gilles Lellouche en Reed Richards), Dupieux ne lâche rien de rien : sa griffe, son cinéma hors des codes, loin des modes, unique et atypique, drolatique. Avec une bonne dose de Monty python dedans : Secouez, dégustez !
Fumer fait tousser en est la nouvelle et éclatante preuve : non content d'être un hommage non déguisé (enfin si, un peu quand même) à San ku Kai, X-or, Bioman et autres Power rangers, le film se permet de faire exploser son récit et de constamment surprendre son monde. La "Tabac force" a le pouvoir de tuer en filant le cancer... mais elle a surtout le pouvoir de raconter des histoires craspec et qui font peur, et de faire des rencontres improbables et délirantes.
Avec sa crème de dialogues divinement perchés, son fourmillement incessant d'idées aussi géniales qu'incongrues et délicieuses (l'observation sur l'invincibilité des héros), avec sa folie pure et assumée, Fumer fait tousser emporte l'adhésion et se permet même d'être plus abordable que bien des oeuvres du maître Dupieux.
Mais le film ne serait-il pas trois (ou quatre) sketches artificiellement raccrochés ? La réponse est bien évidemment : oui ! Le sketch intermédiaire est une réflexion philosophique improvisée, en roue libre, de manière insensée et joyeuse. Et gore. Le troisième, narrant un vulgaire acident jusqu'à l'excès, demeure le plus déjanté et le plus drôle et Blanche Gardin y excelle.
Et à la fin du film on a qu'une envie : continuer à explorer jusqu'à plus soif cet univers débridé, car il s'agit de l''un de ces trop rares moments de cinéma qui fasse encore appel à notre imagination, notre spécificité humaine. La suite !!

NOTE : 15-16 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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