The
fountain |
(17-18) |
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Trois époques ; un arbre de jouvence... C'est
avant toutes choses un film visuellement très audacieux (la photo
dorée, le futur très inspiré de métaphysique
bouddhiste), la réalisation est d'une précision chirurgicale
(voir les bougies qui encadrent les personnages dans la période
"Espagne"), le sujet ambitieux, touffu et permettant d'emmener
le spectateur dans des zones cinématographiques où il n'a
pas l'habitude d'aller ; enfin, la musique est tout simplement sacrée,
hypnotique et envoûtante comme autant de rengaines -presque des
mantras- qui vous hantent. Et le sujet ? En substance, c'est une somptueuse
histoire d'amour comme on en rêve plus, de celle qui dure à
travers les âges (l'être aimé (e) est unique et à
chaque renaissance c'est lui que nous recherchons), une histoire d'homme
souhaitant combattre la Mort et comprenant que l'on ne peut la vaincre
: seul l'amour est amener à rester, c'est lui qui nous délivre
de la mort. Le scénario est fascinant : construit dans un parallèlisme
absolu, il suit la piste suivante : Maladie - Conquête - arbre -
mort - amour ; et se conclut par la plantation d'un arbre sur la tombe
de celle que l'on a aimé (signe de vie, d'éternel recommencement).
A la maladie de l'Espagne (la reine va être renversée) répond
celle de la femme du héros au 20ème siècle et celle
de l'arbre lui-même dans le futur. A la conquête des conquistador
répond celle de la découverte d'un remêde et celle
de la découverte de l'espace infini (?). Les 3 époques nous
ramènent à un moment donné vers l'arbre. Puis il
y a mort : l'échec du conquistador laisse imaginer le pire pour
la reine, l'épouse du scientifique décède et l'arbre
lui-même meurt. Enfin, la mort ne permet qu'une chose : elle est
la source de la vie et de l'amour ; l'homme retrouvera la (les) femme
(s) et, au final, restera avec elle. La seule chose qui nous rend éternel
serait donc l'amour ? Touffu mais pas complexe, sublimissime, avec une
mention spécial pour les deux acteurs... |