L'exorciste |
(19-20) |
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Linda Blair fut à jamais marqué par ce
rôle.. et nous par ce film. Je crois que si le Diable existait il
employerait les mêmes mots qui sortent de la bouche immonde (effroyablement
défigurée par le magicien Chris Tucker) de cette adorable
gamine. Rien que ce maquillage, sa composition, sa crédibilité
nous offre une vision profondément chocante. Car c’est bien
cet aspect documentaire de l’œuvre, le scénario, la
photo et la réalisation, un récit direct comme un fait divers
filmé en temps réel qui donne au film toute sa puissance
évocatrice et psychologique. Un habile mélange de fiction
documentarisé (mieux que « Blair
witch » ?) dont le résultat, relevé par l’inoubliable
musique de Mike Oldfield, reste un sommet de l’épouvante
glauque et impalpable. Plus soft et plus intelligent que ses confrères
(« La malédiction »
ou, pire, « Holocaust 2000 »).
Truffé de truculents détails au détour des images
presque suggestives (plusieurs visions s’avèrent nécessaires),
le film parle à notre subconscient et à notre imaginaire.
Un film choc comme le sont les scènes d’exorcisme et de transformations
invisibles de la fillette. Peut-être que la religiosité de
cette œuvre parla-t-elle à nos origines et questionnements
humains ? Version Longue : Film toujours oppressant peuplé de visions étranges ou dérangeantes, d’images religieuses et irrévérencieuses, de sons riches, précis et terrifiants, de musique et de silence. Le combat de la religion contre la médecine, incapable de soignée les maladies de l’âme. Un film intrigant, décalé, parlant à notre âme religieuse, même si celle-ci est bien enfouie. Friedkin l’a rendu moins discret (quoique la vision de Regan descendant l’escalier...) mais pas moins bon |