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L'étrange pouvoir de Norman
Détails du film sur InCiné

Sam FELL - Chris BUTLER
(15-16)

Une famille américaine normale et typique (un gamin fan de films d'horreur, un père à gros ventre, une mère à grosses fesses, une pouf de soeur, sans oublié le gros potes et le quaterback décérébré)... sauf que Norman, le fils donc, a le pouvoir de causer avec les morts qui trainent encore sur notre bonne vieille Terre, façon Jonah Hex (dont j'ai malheureusement égaré la critique mais qui n'était pas fameux). Le studio (Laïka) qui nous a gentillement offert Coraline explore à nouveau les mondes obscures, façon T. Burton, en s'adressant de manière frontale à tous ces "anormaux" qui sont fascinés par les films de zombies : Norman étant et devenant leur extension cinématographique fantasmée. Les personnages sont griffés et loin des canons disneyiens, c'est-à-dire joliment laids, le thème manie avec précision l'humour et le macabre, l'intrigue attise l'intéret des fans, le couplet sur le droit à la différence, toutes les différences, est complètement assumé, les clins d'oeil discrets (L'exorciste, La nuit des morts-vivants ou Vendredi 13) mais parlent à tous ceux qui ont adoré la saga du Retour des morts-vivants (entre humour et horreur). Le fond scénaristique est très classique, bien dans "l'air du thème", très B-movie, mais le film se joue à merveille de l'imagerie de ces films de genre (la limace en lieu et place de l'araignée, les mites façon chauve-souris, le pied du mort qui sort de terre...etc) et il ménage quelques bonne surprises, se veut avant toutes choses scénaristiquement intelligent et tape de manière forte sur le sectarisme, celui qui est en train de revenir à la mode aux USA (et ailleurs...). Beaucoup plus flippant que Monster house, parfois même assez trashouille (les zombies ne nous épargnent rien !), cafi de détails croustillants et vraiment très, très, très drôle (surtout la partie avec les zombies, justement). Hilarant, dark et sans concession malgré le public visé. Outre le défi technique des plus abouti (la coloration des visages relèguerait presque les cartoons numériques à nos vieux dessins animés), la réalisation et la somptueuse musique s'appuient fortement sur le genre qu'elles servent. Une sacré bonne surprise qui ne s'essouffle que rarement et touchera toutes les tranches d'âge : n'hésitez pas !

 

La critique des internautes
 

 


NOTE : -/20

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