Entretien
avec un vampire |
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Toutes les promesses ne sont pas tenues. Le (long) petit
jeu à la « mordre ou ne pas mordre » du début
ne fait, hélas, que résumer les ambitions du scénariste.
Le traitement psychologique n’est pas assez fin, pas toujours convaincant
et enthousiasmant : les relations Louis/Lestat se résume souvent
à des questions de bouffe, la dépendace de Lestat n’explosant
qu’après sa mort. On peut également trouver les rapports
sexuels entre les personnages pas assez poussés, même pas
soft. Le renouveau du vampirisme ? Dans un sens oui, si l’on omet
que la vision interne et la mort du vampire sont énoncés
dans « Near dark », la modernisation
du mythe modernisé dans « Lost
boys » et une foule de séries B récentes ; on
retiendra alors cette gamine qui ne sera jamais une femme, la belle atmosphère
baroque et le développement de la condition des êtres éternels.
Sans oublier l’humour mordant ! Il y a de grandes scènes
qui réveilleraient un mort, une réalisation classique, des
effets canons, une belle photo, une musique magistrale et un T. Cruise
méconnaissable au côté d’acteurs chevronnés,
inspirés mais pas toujours bien servis (Cf. B. Pitt). Si la construction
de l’histoire se veut loin des clichés (scènes chocs
disparues, longs dialogues) il y persiste quelques mauvaises herbes (la
fin ?). Il y a sûrement beaucoup trop de passage à vide…
ce qui est ennuyeux au cinéma. |