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L'échine du Diable

Guillermo DEL TORO
(15-16)

Ce qui caractérisent les films d'épouvante, c'est souvent leur ton décalé -ce que les puristes du 7ème art détestent-, et, souvent, les grands films de genre le sont car ils empruntent un ton plus sérieux. Ici on évoque les peurs enfantines : la solitude (des orphelins, loin de tout, dans un immense bâtiment dont les décors sont absolument extraordinaires) et de l'inconnu (le noir, les fantômes). Qui dit sérieux dit effets simples... et qui dit effets simples (un maquillage, une caméra qui va là on n'aimerait pas aller, un bon montage pas trop frénétique) dit grande frousse ! On a l'impression d'être dans une version terrifiante des "Disparus de St Agil" matiné de film historique (très puissant, certaines scènes évoquent directement des tableaux de Goya) et surtout de drame (la mort des enfants est montrée crûment...). Del Toro a réussi un film complet, d'une rare violence, un film juste, sur l'enfance, loin des clichés.