L'échine
du Diable |
(15-16) |
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Ce qui caractérisent les films d'épouvante,
c'est souvent leur ton décalé -ce que les puristes du 7ème
art détestent-, et, souvent, les grands films de genre le sont
car ils empruntent un ton plus sérieux. Ici on évoque les
peurs enfantines : la solitude (des orphelins, loin de tout, dans un immense
bâtiment dont les décors sont absolument extraordinaires)
et de l'inconnu (le noir, les fantômes). Qui dit sérieux
dit effets simples... et qui dit effets simples (un maquillage, une caméra
qui va là on n'aimerait pas aller, un bon montage pas trop frénétique)
dit grande frousse ! On a l'impression d'être dans une version terrifiante
des "Disparus de St Agil" matiné de film historique (très
puissant, certaines scènes évoquent directement des tableaux
de Goya) et surtout de drame (la mort des enfants est montrée crûment...).
Del Toro a réussi un film complet, d'une rare violence, un film
juste, sur l'enfance, loin des clichés. |