L'échelle
de Jacob |
(19-20) |
|
Non je n’ai plus de mots pour décrire la
plus grande réussite et le plus méconnu des films de son
auteur. Il faut le voir, c’est tout. Mais je vous préviens
: le cauchemar auquel vous êtes invité n’est pas celui
de Jacob… c’est le votre ! En tous les cas c’est l’une
des œuvres métaphysique et onirique la plus surprenante et
la plus intelligente jamais réalisée. Tout, ou presque,
y est dû à cet enchevêtrement scénaristique
(qui tient du miracle !) de trois pures merveilles qui touchent à
tous les domaines : religieux (la mort), social (la guerre –la réinsertion
des anciens du Vietnam-, la drogue), politique (la manipulation) et familial.
Le spectateur ne sachant plus laquelle des vies vécut par Jacob
est la vraie -toutes étant de parfaits et d’intenses cauchemars
aux séquences inoubliables- se demandant quel est donc ce secret
qu’on lui cache et qui pourrait être la clé de tout.
Robbins est bien plus qu’un acteur, il vit son rôle et nous
permet de croire et de nous laisser happer par cette vie qui est la sienne.
M. Jarre est à la pointe de son talent, la bande son est à
l’avenant, elle extraie un univers musical que l’on espérait
n’être que des sons imaginaires. Réaliste et surréaliste
à la fois, le film pose la question de la mort, du néant
et de la peur que tout deux inspirent ; troublant, envoûtant, parfait
même après de multiples visions, voici l’un des 10
meilleurs films de tous les temps. A voir ABSOLUMENT. |