District 9 |
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Neill
BLOMKAMP |
(13-14) |
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Ce film peut paraitre un peu "à la mode",
mais il signe le retour du véritable film de SF politique, celui-là
même qui nous manquait cruellement : l'accueil d'étrangers
sur un territoire national, dans des camps puis des ghettos, le racisme
quotidien et banal ("les crevettes"), les perturbations sociales,
l'inquiétude dûe à l'incompréhension, la criminalité
latente...etc. Tout les pays situés au nord du globe connaissent
cela par coeur. Si ce film est plein de qualités, notamment des
FX qui ne font jamais cheaps (les aliens eux-mêmes et le robot final),
une technique documentaire qui va parfaitement avec le sujet, technique
doublée d'une réalisation avant tout percutante mais très
réussie, de nombreux détails laissés de côté
afin de ne pas lèser l'imagination du spectateur (comment ont-ils
décodé le langage ? Quel est leur culture ?), il n'en reste
pas moins que quelques défauts font surface. Essentiellement au
niveau du scénario : celui est vraiment mal équilibré,
entre la trop longue scène de l'émissaire officiel, déplaceur
de population et dont l'humour parait assez saugrenue dans une telle situation,
une sorte de one man show un peu plombé, et des scènes un
peu courtes (surtout celle de "l'hopital"), tout comme une partie
de l'intrigue restant assez B-movie (on imagine très bien ce qui
va advenir de ce pauvre homme et les intentions des E.T. deviennent vite
claires), ayant du mal à nous surprendre réellement ; mais
c'est sans doute parce que l'intéret est ailleurs : dans le travail
sur le côté réaliste de l'oeuvre, notamment la transformation
du héros, très humanisée, un peu à la manière
du sublime Moi, zombie. Mais le scénariste
nous fait très bien ressentir la dualité que l'on peut éprouver
face à ces étranges "personnages", aux moeurs
différentes des nôtres et que l'on ne connait pas (l'absence
de détail n'est donc en rien fortuite !) : doit-on avoir pitié
d'eux parce qu'ils sont traités sans égard ? Doit-on se
méfier d'eux parce qu'ils fabriquent une arme (de destruction massive...)
et qu'elle a l'air aussi dangereuse qu'ils le sont ? Une belle réflexion
qui va bien plus loin que nombre de films... sans extraterrestres ! Et
je parlerais enfin qu'aux fans purs et durs de Jackson : le gore giclant
et l'emploi assez violent d'un animal (un cochon cette fois, histoire
de foutre la paix aux moutons et autres mouettes !) les renverront au
tout premier film du maitre, Bad taste
; un clin d'oeil ? |
| La critique des internautes |
District 9, film de science-fiction réalisé par un novice,
contient plus de déception qu'autre chose. Après avoir
lu ici et là tant de louanges sur ce film, je suis extrêmement
surpris par sa relative médiocrité et par son manque flagrant
d'originalité. Car rien dans le scénario n'arrive vraiment
à surprendre, faute à une réalisation assez bancale
mais aussi à cette première partie de film extrêmement
pénible à regarder. Il est clair que la deuxième
partie est plus réussie, mais le tout manque clairement de talent.
Les effets spéciaux sont correctes, tout comme les acteurs et
la bande son, mais on ne peut se contenter de cela. C'est trop peu pour
ce film surestimé qui ne restera pas dans les annales. Il semble
qu'à trop vouloir apparenter le film à un documentaire,le
réalisateur se fourvoit de manière regrettable. Il paraît
que ce faux docu est pour rendre les événements les plus
"réels" et "crédibles" possibles,
mais on n'a pas ce sentiment à la vue de cette pauvre caméra
embarquée qui dessert le film plus qu'il ne lui rend service.
Le réalisateur ne trouve pas l'équilibre dans son film,
alternant le faux docu fiction pas très crédible et les
moments d'actions pas du tout originaux. Même la fin ne surprendra
personne, et encore moins l'évolution pseudo psychologique du
personnage principal.
JUJU |