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Le conte de la princesse Kaguya
Budget = 46,7 M$
BOX OFFICE France = 551 / 5 488 - 75 000 - 233 000 entrées
BOX OFFICE USA = 0,055 / 0,703 M$
BOX OFFICE Monde = 24,2 M$
 

Un conte à la morale complexe et multiple, à la poésie visuelle inimitable. Car c'est avant toutes choses les yeux qu'il ravit : des dessins élémentaires et singuliers possédant leur propre beauté et un sublimissime encrage à la manière des estampes japonaises. Puis un le thème bien souvent repris dans les contes ancestraux : un vieux couple de paysans (tailleur de bambous) et un don du ciel qui prend la forme de la plus belle des jeunes filles, cet enfant qu'ils n'ont sans nul doute jamais eu. C'est une oeuvre tout simplement belle, belle comme une naissance, partagée entre la musique, la magie, le crayonné, l'animation, les couleurs et une description des moeurs d'une tout autre époque. L'histoire nous emmène à découvrir l'aspect dual d'une société, entre campagne baignée de nature toute-puissante et ville où parade la noblesse urbaine, entre pauvreté toute relative et richesse indécente, entre beauté et laideur. Le rythme est quelque peu lancinant (c'est également le plus long film du studio), la magie du début s'évente quelque peu dans une démonstration un peu lourde (mais sensée), à travers la fameuse histoire du paysan devenu prince et celle de la princesse ne trouvant pas l'amour parmi ces princes de pacotille qui lui sont présentés, ceux-ci confondant richesse et amour, amour de la beauté et amour tout court, et pour qui le mensonge est une fin. Ce film est un appel à la modestie, une oeuvre baignée de cette nature divine, une magnifique fable sur le bonheur et la simplicité (d'où le coup de crayon, à mon sens). Le final y est bouleversant et je voudrais m'attarder sur celui-ci (en spoilant un peu !). Ma fille était surprise de voir que le film "finissait mal" alors que le scénario est à la fois une métaphore sur la mort (on partira tous en laissant des richesses sur cette Terre : nos familles ; mais en emportant l'essentiel dans nos coeurs : la larmes finales) et une oeuvre emprunt de bouddhisme et de sagesse orientale (le bonheur n'est pas dans les attaches que l'on a sur cette planète). Difficile à admettre dans nos sociétés occidentales où tout se joue sur Terre et où les buts de nos vies ne sont pas les mêmes...

NOTE : 15-16 / 20

La critique des internautes
 

 

NOTE : -/20

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