Conan |
(6-7) |
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Un masque pour les gouverner tous... Les premières
scènes à la dramaturgie grand-guignolesque annoncent de
quoi sera fait ce remake : du spectacle pour du spectacle (le temps s'arrête
sur le champ de bataille, les méchants assoiffés de sang
tue tout le monde... sauf le héros). Si le scénariste choisit
tout d'abord d'expliquer le personnage de Conan, sa mythologie, on restera
dans le l'heroic fantasy balisée, du sous-Conan qui ne s'étirera
jamais vers le haut du panier. Nous sommes là pour voir du pays,
du gore éclaboussant, des combats titanesques, toutes sortes de
créatures (heu...) et de la violence tout azimuth ; on range au
placard toutes psychologies encombrantes, toutes traces d'émotion,
de réflexion et de drame, tout ce qui nous permettrait de nous
enfoncer réellement dans cette mythologie. De l'heroic fantasy
un peu rouillé qui ensanglante les scènes afin de palier
au manque de renouvellement du genre : des dialogues bas de gamme, des
héros guerreiers plus qu'héroïques, des situations
trop caractérisées (jusqu'à l'inévitable destruction
finale des décors), le film ne cherche jamais à aller plus
loin que ce qu'il avance, à choquer (on ne hait jamais Conan, le
méchant évite une scène incestueuse, le sexe est
réduit au strict minimum...etc), les décors sont trop nombreux,
introduits par des matte paintings censées faire illusion et nous
faire oublier le côté "cheap" du produit. C'est
une oeuvre sans enjeu, avec juste ce qu'il faut d'inventivité visuelle
et d'efficacité de la part du réalisateur, réalisateur
qui connait très bien sa grammaire cinématographique du
film d'action. Pour finir, avec un peu de recul, le bad guy se fait quand
même chier des années pour avoir à la fois son masque
et la femme au sang pure, et quand il parvient enfin à ses fins,
il se fait tanner lamentablement par un gars bodybuildé avec une
simple épée... Un film qui manque à la fois d'ambition
(pour s'en prendre à Schwarzy, il en fallait un minimum !) et de
cou****s (les litres de sang ne suffisent pas et constituent plutôt
une solution de facilité vis à vis d'une censure guère
choquée par ce type de violence). Ca restera le premier Conan du
cinéma à avoir du poil sous les bras : on n'a pas tout perdu
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