Chromosome
3 |
(17-18) |
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Impossible de ne pas reconnaître l’auteur
: son style implacable, la qualité de l’œuvre, un sujet
organique et psychologique. Oui : c’était son meilleur (depuis
il a fait « Crash »). La froideur
de la photo, unique, ne peut laisser insensible, le scénario, étrange
au possible, mystique, métaphorique, m’a doucement traumatisé
de par son contenu éloquent, débridé et charnel.
On voit nos repères se briser, nos yeux hypnotisés par l’ambiance
glaciale, médicale et incisive, l’intrigue y est remarquablement
menée et c’est avec un malin plaisir que le scénario
nous étonne sans cesse et repousse les limites de nos croyances.
La mort, la folie, la peur y sont magnifiquement traitées et c’est
d’ailleurs cette dernière qui s’installe en nous, une
peur inconsciente, interdite, illégitime. On aurait presque l’impression
de se faire psychanalyser contre notre gré, nos fantasmes morbides
y passent et ce, jusqu’au final allucinant, puissant. Shore et les
acteurs expriment avec force leur dévouement à ce grand
homme dont le secret pour mettre en image de telles atrocités et
nous captiver en même temps n’est pas près de tomber.
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