Le
château ambulant |
(15-16) |
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Un monde où cohabite l'ancien (la Bavière
-?- du début du siècle dernier) et le plus moderne (les
vaisseaux qui n'ont pourtant rien d'anachronique), le réalisme
(magnifique "reconstitution") et la poésie la plus pure
(le fantastique qui s'immisce dans le réel). Une oeuvre absolument
sublime, l'une des plus belle de son auteur, d'une probante originalité
pour une histoire pas si simple que cela et très attachante : l'arbre
scénaristique se ramifiant en de nombreux branchages, aussi multiples
que les personnages. Nous voilà embarqué dans une aventure
pleine d'imprévu, de surprises délicieuses et étonnantes
(qu'il est bon d'être surpris au cinéma...), d'enchantement
et d'intelligence (le thème de la double transformation physique,
la transformation aléatoire de la fillette qui fait appel à
la réflexion du spectateur). C'est un régal visuel (le château
est une merveille qui restera gravé sur nos rétines encore
longtemps après la vision du film... jusque dans nos nuits) qui
a le génie d'être constamment évocateur, de mettre
l'imaginaire du spectateur à contribution afin de prolonger le
film dans ce qua ce dernier possède de plus personnel. Une oeuvre
parfaitement magique, sucrée comme l'enfance (et non pas bêtement
et faussement nostalgique comme certaine meringue cinématographique...),
ouvrant les portes d'un univers gigantesque où tout semble être
possible, comme dans le plus fou et divin de nos rêves. Un pur bijou,
une histoire d'amour comme rare on en voit, bourrée d'idées
précieuses et sans pareil comme on aimerait en voir plus souvent. |