Le
bazaar de l'épouvante |
(15-16) |
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Diaboliquement beau. Il faut saluer l’intelligence
de Stephen King qui nous offre une parabole sur les faiblesses humaines
et un travail finement psychologique. Car toute l’intrigue, son
originalité, sa fougue, sa puissance, sont basés sur la
description des caractères psychiques des habitants d’une
ville américaine. Leurs défauts, leurs faiblesses, leurs
qualités… sont mises à profit par des acteurs étonnament
égaux : tous les rôles sont tenus avec force de conviction
et un professionalisme inouïe. La direction d’acteurs ? Pas
sûr. Le scénario en trois actes captive et laisse peu de
temps mort, de place aux stéréotypes jusqu’au final
attendu mais guère convenu. Quelques faiblesses disparates (les
effets pyrotechniques…). La réalisation donne vie aux écrits
mais par manque d’expérience laisse leur âme au placard.
Une photo qui explore la tonalité de chaque décors brillamment.
Une musique assez souvent inspirée. Un Max Von Sydow magistral
en Diable séducteur mais jamais effrayant ni influencé par
ses illustres interprètes. |