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Backrooms
Kane PARSONS
Budget = 10 M$

BOX OFFICE France = 2 300 / 118 747 - 486 000 - (? 000) entrées

BOX OFFICE USA = 81,4 / ? M$
BOX OFFICE Monde = (330,1) M$
 

Clark au pays des merveilles.
Backrooms n'est pas un film d'horreur comme les autres ; ce n'est de toute façon pas un film comme les autres. Vous n'étiez pas prêt. Miroir déformant de la réalité, les "backrooms" ouvrent sur une autre dimension, celle de l'esprit et celle de notre imaginaire ; imaginaire vers lequel le film est totalement, uniformément connecté. Et il va falloir faire avec.
Et puis il y a ce style, unique, propre au film : quelque chose de vintage, comme ces vieux films d'épouvante des 80's que l'on découvrait parfois dans un recoin poussiéreux de notre vidéoclub ; libres, loin des canons hollywoodiens, mais qui osaient tenté des choses, osaient être différents. Alors que son auteur n'a que 20 ans !
Backrooms possède cette particularité de ne ressembler à aucun autre film, tout à la fois dans son rythme, déstabilisant pour un public qui a été sevré au jump scares et aux scènes d'action millimétrées ; tout autant dans l'ambiance sonore du film, monocorde, psychotique et envoûtante.
Il va falloir que le public comprenne, au fil du métrage, qu'il n'est pas forcément ici pour... comprendre -en tout les cas pour tout comprendre-, et qu'il va falloir se raccrocher à quelques choses pour ne pas risquer de glisser dans la gêne, voir l'ennui partiel : personnellement j'y ai vu une métaphore du travail de cette psy qui pénètre l'esprit de son patient et finit par s'y perdre... Et je pense que, plus que dans n'importe quel autre film, on y emmène son vécu, sa sensibilité et, à la vue de son format, cet univers abysal, renversant et infini, peut être développé ad vitam tout autant que ses interprétations.
Ce n'est jamais une oeuvre facile, de celle qui vous prend par la main et vous embarque, elle est plutôt vertigineuse, totalement en lien avec notre imagination, tel un labyrinthe de l'âme. Les pièces sont reliées entre elles autant comme des connexions synaptiques.
Backrooms est ouvertement une œuvre expérimentale, de toute manière furieusement indépendante, bâtie entre scènes longuement dialoguées et séquences d'épouvante pure. Il n'a jamais été pensé ni destinée à un public de plateforme....
Si on peut lui reprocher de tâtonner au niveau de la réalisation, Parsons se complaisant en essais divers et variés, il crée également un improbable patchwork de mises en scène qui, finalement, correspond merveilleusement à l'univers d'un film intelligemment déparaillé et multiple.
Plus qu'un simple film : une expérience cinématographique.

NOTE : 15-16 / 20

La critique des internautes
 

 

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