L'antre
de la folie |
(10-11) |
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Le jeu naturel et personnel de Sam Neil (à la
différence de celui de J. Carmen), les subtiles modifications photo
créant diversions, les maquillages formidables (les premiers à
décrire l’indicible ?), les éclairages très,
très travaillés (Cf. la fin du film, dans le bureau du directeur,
en plan large) auraient dû en faire un film extraordinaire. Première
mais très légère faiblesse, les plans trop strictement
identiques dans les scènes à répétitions qui
passent assez mal ; trop simplet. Pourtant Carpenter, mise à part
cette faute mineur, offre un film soigné, jamais caricatural et
qui reste un vrai régal de surprises visuelles (excellent cette
image-page d’un livre). Le scénario, lui, s’avère
plus complexe…la critique aussi ! Bien sur il y a ce jeu avec le
spectateur (quand Neil parle d’FX), cette idée géniale
où la folie devient la norme et une œuvre littéraire
une référence quasi biblique. Belle analyse de la force
de suggestivité de la littérature et de la folie lovecratienne
(ancrée dans la réalité et tentaculaire). Inutile
de dire qu’on ressort tout à fait paumé. Mais voilà
: l’évolution générale vers la qualité
reste indécise, le mécanisme est trop voyant ce qui rend
de nombreuses scènes trop classiques et sans surprises (en comparaison
d’un Twin Peaks) ; on ne se sent
pas trop impliqué et le coté effrayant ne laisse aucune
trace, ou presque. On a l’impression d’assister à un
film trop technique. Dure de faire « du mal » à un
véritable artiste. |