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L'antre de la folie

John CARPENTER
(10-11)

Le jeu naturel et personnel de Sam Neil (à la différence de celui de J. Carmen), les subtiles modifications photo créant diversions, les maquillages formidables (les premiers à décrire l’indicible ?), les éclairages très, très travaillés (Cf. la fin du film, dans le bureau du directeur, en plan large) auraient dû en faire un film extraordinaire. Première mais très légère faiblesse, les plans trop strictement identiques dans les scènes à répétitions qui passent assez mal ; trop simplet. Pourtant Carpenter, mise à part cette faute mineur, offre un film soigné, jamais caricatural et qui reste un vrai régal de surprises visuelles (excellent cette image-page d’un livre). Le scénario, lui, s’avère plus complexe…la critique aussi ! Bien sur il y a ce jeu avec le spectateur (quand Neil parle d’FX), cette idée géniale où la folie devient la norme et une œuvre littéraire une référence quasi biblique. Belle analyse de la force de suggestivité de la littérature et de la folie lovecratienne (ancrée dans la réalité et tentaculaire). Inutile de dire qu’on ressort tout à fait paumé. Mais voilà : l’évolution générale vers la qualité reste indécise, le mécanisme est trop voyant ce qui rend de nombreuses scènes trop classiques et sans surprises (en comparaison d’un Twin Peaks) ; on ne se sent pas trop impliqué et le coté effrayant ne laisse aucune trace, ou presque. On a l’impression d’assister à un film trop technique. Dure de faire « du mal » à un véritable artiste.