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Ad astra
Budget = 80 M$
BOX OFFICE France = 2 633 / 46 614 - 434 000 - (? 000) entrées
BOX OFFICE USA = 19,0 / (47,0) M$
BOX OFFICE Monde = (120,3) M$
 

Ad humanitas
L'espace intersidéral sera toujours un terrain de jeu fabuleux et sans limite pour le 7ème art.
Dans Lost city of Z un père laissait son fils afin d'entreprendre une expédition en Amazonie... Dans Ad astra ("Vers les étoiles"), un fils part rejoindre un père qu'il a à peine connu puisque disparu aux confins de la galaxie. La boucle est bouclée.
Si Gray retrouve ici ses thèmes fétiches, il me semble qu'il reste quelque peu étouffé par l'ampleur de son projet : j'ai eu du mal à retrouver les qualités visuelles qui signent son oeuvre, sa patte, ses images léchées et renversantes, le millimétrisme de sa réalisation. Mais rien à redire sur son efficacité.
Cependant l'auteur court toujours, au travers de son oeuvre, après notre part d'humanité. Que ce soit par le biais de la critique -cette humaine propension à reproduire constamment les erreurs du passé, ici ou ailleurs- où par la réflexion. Car dans Ad astra, plus l'homme s'éloigne de la terre et plus il se rapproche de... l'homme ; de son humanité. On le voit dans les stigmates de sa solitude, dans la folie qui le conduit au pire, dans cet égoïsme qui le pousse vers sa perte. Il a beau courir l'espace, s'enfuir même, il finira toujours par se retrouver, lui. Et il est clair que dans le film il est démontré que ce qui sauvera l'Homme n'est rien de moins que sa propre humanité, qu'il se doit de retrouver, et ici représenté par l'amour ou la famille. Inutile d'aller chercher si loin des traces de vie (intelligente), il faudrait tout d'abord renouer avec notre propre humanité, celle qui nous sauvera de l'extinction. A ce sujet la source de la catastrophe, à même de détruire toute une planète, représente la symbiose parfaite de tout cela.
En partant à la recherche de ce père, allant jusqu'à reproduire ses mêmes erreurs (on y revient) -laisser les siens, être prêt à tout pour faire aboutir le projet- l'astronaute n'est qu'une représentation de l'Homme, cherchant dans son passé pour mieux construire son avenir.
Une oeuvre profondément humaine qui impose son rythme, loin des standards hollywoodiens. Dommage que le film ne soit pas complètement abouti, parfois perturbé par des scènes assez grossières (l'entrée dans la fusée lunaire, le bouclier à météorites).

NOTE : 13-14 / 20

La critique des internautes
 

 


NOTE : -/20

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