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EDITORIAL de MARS 2011 Croyez-vous aux fantômes ? Oui ? Non ? Peut-être
? Ne se prononce pas ? Bon : ce site n'a pas pour vocation de répondre
à ce type de question angoissante mais plutôt de vous offrir
un panorama d'un sous-genre fantastique qui fait peur... mais pas seulement.
Bon, soyons plus clair : il existe trois sortes de fantômes -en
tout les cas au cinéma- et chacun ont apporté leur pierre
à la construction d'un édifice riches de centaines et
de centaines d'oeuvres. Les fantômes qui font peur et nous veulent du mal : on l'a vu en intro, ils représentent une très vaste majorité des films du genre, c'est vrai que ces petites bêtes sont avant tout des morts qui trainent sur Terre faute d'avoir trouver la paix ; alors c'est un peu normal qu'ils ne soient pas content. N'est-ce pas ? Cantonnés au genre horrifiques ils sont là pour foutre le bordel parmi les vivants, par vengeance ou pour crier leur mécontentement, et par la même occasion pour terrifier le spectateur en mal de sensations fortes. Ces fantômes-là sont plutôt urbains et adorent par dessus tout se planquer dans de bonnes vieilles bicoques délabrées (ou des ruines dans... Les ruines !) : le sous-genre fantômatique comporte à lui tout seul 41 oeuvres (statistiques internes au site mais certainement probantes). Mais les fantômes sont des êtres pernicieux qui se cachent parfois là où on ne les attend pas, qui s'expriment comme ils peuvent et usent beaucoup d'objets aussi froid qu'eux : Christine ne serait-elle pas un fantôme carrossé venant aider notre héros en massacrant ses oppresseurs (idem pour Enfer mécanique, L'ambulance ou Duel) ? Chucky ne renferme-t-il pas l'esprit d'un criminel qui n'a d'autres solutions que de commettre ses méfait sous cette forme (même son de cloche pour Dead silence, Dolls et cie) ? Ghost in the machine ne porte-t-il pas bien son titre (un ordinateur infecté non pas d'un virus mais par un mort !) ? Qui possède L'ascenceur : un fantôme ou plus "simplement" le Diable ? A partir de là différents objets répondent à cette angoissante question (saurez-vous retrouver les films qui se cachent derrière ses objets ?) : des miroirs, un refrigérateur, une prison, une robe rouge, une machine à plier le linge... etc ; et tant de portes qui claquent ! A noter que la vague de fantômes japonais qui a déferlé sur le monde récemment avait été précédée d'une vague de fantôme chinois... soit un phénomène mondial et joliment universel. Et puis n'oublions pas nos classiques : Hamlet, Le fantôme de l'opéra (qui n'est pas un fantôme celui-là...) et tant d'autres... mais nous ne sommes pas là pour parler littérature. Les fantômes qui font rire : quel est le meilleur moyen de ne pas avoir la trouille de quelque chose d'inexplicable et de franchement effrayant ? Vous n'avez jamais connu de spectateurs, lors de la diffusion d'un vrai bon film d'épouvante qui vous met le trouillomètre à zéro, qui se réfugient bêtement dans le rire afin de prendre de la distance avec ce qui ce passe sur l'écran ? Mais oui : il suffit d'en rire et soudain toute la peur découlant de la sériosité du sujet s'enfuient aussi vite qu'elle est venue ! La référence en la matière étant sans doute la série des "Ghostbusters", dont la verve et surtout le succès n'a jusqu'à présent jamais été égalé (voir Le manoir hanté et ses 999 fantômes, High spirit, Nuit de noces chez les fantômes et les essais français plus ou moins ratés que furent Fantôme avec chauffeur et Poltergay) ; on ne remerciera jamais assez P. Jackson et son Fantômes contre fantôme... Mais on retrouve également dans cette catégorie nombres de gentils fantômes dont je vous passe le nom et quelques oeuvres pour enfants jouant la carte de la peur (Monster house dernièrement et quantité de navets imbuvables). Dans le genre "bizarrerie" notons la présence remarquée plus que remarquable de Kiss contre les fantômes... drôle ? No comment ! Les gentils fantômes qui ne se nomment pas forcément "Casper" : De la catégorie du dessus se démarque une troisième catégorie où les fantômes en question, sans forcément nous faire rire, sont là pour nous aider !!! Il y a ambiguité dans 6ème sens par exemple... parmi les fantômes, comme parmi les hommes, il y a de bons bougres qui nous aide... à vivre et à mourir. Le film de fantôme peut même, et surtout, s'aventurer avec plus ou moins de passion et de réussite sur les sentiers de la comédie romantique : Always ou Truly, madly, deeply, Et si c'était vrai, Ghost ou leurs ancêtres que furent Le ciel peut attendre, L'aventure de Mme Muir et Marianne de ma jeunesse ; Hanté par ses ex tentait de renouveler le genre... mais n'y parvenait que rarement. La mort est un ressort dramatique formidable, n'est-il pas ? Ce genre cinématographique est même parvenu à nous faire plonger dans le drame avec les sublimes Cria cuervos et La vie est belle. Mais le constat reste mince à la vue du nombre de films qui se cantonnent à faire rire ou à faire peur, tout simplement, comme si le phénomène de fantômes restait un sujet absolument pas sérieux. Ben oui... Stop !!! Bien sûr il faudrait plus qu'un petit édito du mois de mars pour parler, analyser, décortiquer ce genre fascinant et foisonnant... mais franchement j'ai pas que ça à faire les gars ! C'était juste pour vous mettre l'eau à la bouche, attiser votre curiosité de cinéphiles... vous donner une p'tite idée de mémoire de fin d'étude. Bref : un édito fantômatique. |