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EDITORIAL d'OCTOBRE 2009 (Attention, édito parfois cinglant : je suis de la pire des humeurs, avec quelques envies michael-myeresques...) Je voulais quand même apporter une réponse à une question que, sans doute, beaucoup d'internautes se posent légitimement : "pourquoi le webmaster de cine-directors et ben y fait pas plus d'interviews ?". Mais oui, pourquoi, que Diable ??? J'adore interviewer les gens du cinéma, qu'ils puissent transmettre leur passion auprès de mes internautes (ça, c'est vous !), qu'ils fassent découvrir plus amplement leurs divers métiers et s'expliquent sur leur carrière, leurs choix, leurs envies... etc. Ils ont tant de choses vraiment passionnantes à dire et j'adore les écouter ! Mais voilà, plusieurs problèmes viennent entraver ce bonheur semble-t-il réciproque ? Des problèmes ? Comme diraient nos fameux Shadoks : "S'il n'y a pas de solution, alors c'est qu'il n'y a pas de problème !". Tout d'abord ils faut rendre hommage à ces gens qui travaillent, ont le plaisir et le bonheur absolu d'évoluer dans le cercle restreint du 7ème art ; ils ont la chance de faire un métier qu'ils aiment, un métier qui fait rêver nombre de gens. Et j'en fait parti de ces rêveurs ; c'est pourquoi il est important pour moi de faire partager cette joie. Et je crois savoir que la plupart d'entre eux aiment cette idée de "partage". Mais voilà : ces personnages publics ne courent pas forcément après les interviews, trop nombreuses pour les plus connus, ils deviennent sélectifs (les critères ? On en reparle...). Et puis, contrairement à une idée généralement reçus, ils sont réellement occupés, qui courent après le financement de leur film, tournent durant plusieurs mois, montent, supervisent, promeuvent et voyagent à travers le monde, courant les festivals. Mais regardons la réalité en face : nombre d'entre eux ne se préoccupent pas d'un petit site de cinéma comme le mien, d'un "fanzine numérique" qui ne leur apportera pas beaucoup de gloire, très peu de prestige et surtout qu'une poignée insignifiante d'entrées pour leur film (quoique ça...). Peut-être est-ce un problème d'égo de leur part ? Certains auraient-ils une poussée de snobisme à la vue de leur premier, deuxième ou troisième million de spectateurs ? Faut-il que je demande ma carte de presse, montre mes diplomes et la virginité de mon casier judiciaire (enfin ça...) pour acquérir un semblant de noblesse, un rien de légitimité, que je puisse me mettre timidement au niveau de ces jet setters ? Qu'importe sans doute la passion de discuter de leur métier, de leur oeuvre, voir la chance de pouvoir parler d'eux-même, de s'exprimer, d'échanger, nous permettre de mieux les comprendre... L'industrie du cinéma est avant tout... une industrie plus qu'un art et je crois détenir une preuve ultime de ce que j'avance : répondre à une demande aussi modeste que la mienne, qui ne prend qu'un temps défini (je me met jamais le couteau sous la gorge d'aucun d'entre eux en leur imposant de me répondre dans l'heure !), n'est-il pas assez rentable ? D'autres cherchent et trouvent facilement une excuse dans leur supposé emploi du temps surchargé... Après je ne suis pas certain à 100 % qu'une dizaine, tout au plus une quinzaine de questions, auxquelles ils peuvent répondre en une phrase ou deux, leur prennent effectivement un temps fou... Pour ma part, une interview demande beaucoup de temps (d'où le peu d'ITV en anglais puisque la phase "traduction" est abominable !) et je m'y plie toujours avec grand plaisir... Ceci n'est aucunement un appel, plutôt une constation un peu triste... Alors terminons par un sourire car cet édito est également l'occasion de remercier et de saluer bien bas tout ceux qui se sont prêtés au jeu, à ceux qui n'ont réellement pas pu mais étaient volontaires (je pense à Kassovitz ou Olivier Megaton qui m'a gentillement filé son numéro de portable ; j'espère que l'on pourra trouver le temps, un jour, de causer cinoche, même devant un café, comme il l'aurait souhaité), l'occaz de dire un chaleureux "merci" principalement au tout premier d'entre eux, Guillaume Pixie (Le souffleur), sans qui, peut-être, les autres n'aurait pas osé se frotter à un pareil amateur de questions. Tous les gens qui se sont très gentillement prêtés à cet exercice, qui, pour la plupart, l'on fait en me laissant leur e-mail perso sans que je n'ai à passer par leur agent ou autre responsable marketing (mais c'est mieux que rien et certains répondre très favorablement ; merci à Séverine Abitbol de Mars Films !), tous ces gens m'ont tout simplement fait un immense plaisir en répondant à mes modestes questions et dont je garde d'excellents souvenirs ; mention spéciale aux interviews "fleuves" de Pascal Laugier et Hubert Chardot (énorme !), à la très grande confiance de Jean-Marc Vincent (j'ai gardé le secret !), à la sympathie de Franck Vestiel (bourré de talents !), Michel Spinosa (un homme de parole), Stephen Cafiero, Nicolas Bary et J-O. Molon, à la disponibilité de Rémi Bezançon (qui répond toujours aux mails), à la chaleur et la passion de Stéphane Reuss. Merci à Eric Red for my first ITV US !!! J'en profite également pour m'excuser auprès de Jean-Louis Neuwbourg (directeur de production des Bronzés 3), dont j'ai improprement perdu l'interview (si quelqu'un l'a gardé pour X raisons, je suis preneur... Sorry JL). Merci à tous ! |