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EDITORIAL de SEPTEMBRE 2006 Non !!! Cette année vous ne croulerez pas sous
les chiffres chirurgicaux d'une opération post-estivale des entrées
ciné ! Vous aurez droit au strict minimum et à un vrai
billet d'humeur et d'humour analytico-romantique (enfin... peut-être
pas romantique, mais analytico quand même !). Car en cette année
2006 l'été a été scindé en deux parties
aussi surprenantes qu'inégales, aussi extrêmes qu'opposées
: d'un mois de juillet superbe, chaud et sec nous sommes passé
à un mois d'août minable, frais (pour ne pas dire froid
pour les plus frileux aux origines très au Sud... comme moi)
et humide. Scénario inverse dans les salles de cinéma
: les spectateurs bronzant en juillet ont boudé la climatisation,
aucun "numéro 1" hebdomadaire ne dépassant les
640 000 fans, se terminant par une semaine historique où aucun
film du Top 20 n'attirait plus de 270 000 vacanciers ! De la folie !!!
Les cinéphiles d'août ont par contre apprécié
l'abri chaleureux que leur offrait leur multiplexe favorite ou leur
petit cinéma de quartier agonisant, faisant démarrer le
mois sous les bons hospices des pirates du Black Pearl ; pour être
un peu plus démonstratif, les 5 "numéros 1"
du mois précédent totalisait moins de 2 millions de spectateurs
(contre 2,7 pour Jack Sparrow en 7 journées...) et si l'on additionne
-mais quel esprit tordu !- les numbers one et two des 5 mêmes
semaines de ce même mois (juillet... pour ceux qui ne suivent
pas...) on obtient un 3,2 millions d'entrées, soit moins que
les seuls pirates en 14 jours !!! Dans le même laps de temps,
juillet a vu 3 films couronné millionnaires (difficilement ;
dont 1 était un film de juin : Cars) lorsqu'août
en a vu deux de plus (dont une oeuvre de juin, 2 de juillet et 2 du
cru). Cet été caniculo-froid a-t-il eu les mêmes conséquences qu'en l'an de grâce 2003, autre temps de belles suées estivales ? Et quelles conclusion en tirer ? En 2003 tous les gros films avaient tourné autour du million de spectateurs sans grimper plus haut que les 1,5 de T3 en 1ère semaine, avec de minuscules semaines à 300-400 000 entrées pour les numbers ones, le mois de juillet ayant été une vraie cata (et pas que pour nos vieux !) et le mois suivant, tout aussi chaud, mieux mais jamais génial (c'est encore un certain Sparrow qui sauvait l'honneur de la distribution...). Alors ? Vaut-il mieux se baigner dans une mer bouillante ou faire le plein dans les salles ? Enfiler le pull ou bouder notre plaisir cinéphilico-cinéphagique ? Le vrai problème est, je crois, que l'été n'est plus le domaine esclusif des succès homériques -ou si peu-, qu'il s'étale sur les mois de juin, voir de mai, que les français ont de longues vacances, comparés à leur confrères mondiaux, et qu'ils en profitent pour mettre le nez dehors... d'où un certains recul des distributeurs concernant le prestige de l'offre estivale... L'été 2007 pourrait me donner raison : les blockbusters les plus attendues sortent en mai / juin (Spider-man 3, Pirates des Caraïbes 3, Shrek 3, Ocean's thirteen, Les 4 fantastique 2 ou Evan tout-puissant). P.S. : la part de marché des films français va bien, merci... Cette année, durant l'été, elle a chuté de 43,8 % (cumul début juillet) à 37,4 % (cumul fin août) ; soit une chute de 6,4 points. En 2005 les chiffres étaitent les suivants : 32,4 % à 26,2 % (6,2 pts de chute)... Gloups ! |