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EDITORIAL d'AOUT 2005 "Mais pourquoi donc s'interroger sur le pluriel
d'un genre ?", vous demandez-vous. Et bien je vois au moins 2 bonnes
raisons à celà. La première est tout simplement
mon amour incontesté, passionnel et fidèle au genre qui
nous intéresse (pour ceux qui ne sont pas familier ou découvre
le site, rendez-vous à la rubrique "Le
coin fantastique") et une envie irrésistible de l'expliquer,
de le décortiquer pour mieux le comprendre. La seconde tient
à une seule interrogation : qu'est-ce qu'un film fantastique
? Bien évidemment on pourrait écrire tout un livre sur
le sujet (pourquoi pas ?) mais je resterais ici très superficiel,
cherchant plus à emmener le lecteur vers un réflexion
personnelle. La science-fiction : on y trouve un sous-genre homonyme, la science fiction donc, composé de toutes les invasions extra-terrestres (La guerre des mondes et des centaines d'autres avant), les voyages temporels (Retour vers le futur), les clones (A ton image, Godsend...), des robots (les célèbres Robocop) et autres mondes parallèles (Pleasantville, Les témoins...). Sous-genre que je ne confondrait pas avec l'anticipation, qui prend officiellement pied dans le futur (Soleil vert, 1984, La planète des singes, les bientôt 4 Mad Max et bien d'autres) ou le space opera, dont le terrain de jeu est essentiellement l'espace (les sagas Star wars et autres Star trek). Cette grande famille contient encore les fameux kaiju eige (Mothra contre Godzilla) et ses dérivés US, les films de monstres (Them !, Gorgo, King Kong) ainsi qu'un genre assez proches : le film catatstrophe (Armageddon). Enfin, on y mettra sans doute les très à la mode films de super-héros (Spider-man, Hulk...). L'épouvante : les deux principaux sous-genres sont l'homonyme film d'épouvante ainsi que le film d'horreur ; le premier est constitué de tous ces films qui cherchent à nous faire peur, plus par surprise ou effroi que par horreur ou dégoût, le second, reprend cette idée mais un degré au-dessus, en beaucoup plus sanguignolant, mais pas extrème non plus. Ils ont tout deux des thèmes communs, puisque seul le traitement visuel les différencie : ainsi on y ainsi retrouve quelques vampires (Dracula), des loups-garous (Wolf), des momies (La momie), des zombis (Shaun of the dead), des savants fous (Frankenstein), des fantômes (Poltergeist), des maisons hantées (Amityville) et quelques autres films psychologiques (La prophétie des ombres, Lost highway). Le film d'horreur reprend ces thèmes, de façon plus trash (Une nuit en Enfer, Hollowman, The eye 2, Hellraiser,...) on y croisera également des animaux pas très cools (Piranha, Jaws,...) -qui crêche parfois dans la catégorie ci-dessus-, des objets bizarrement dangereux,(Christine, The refrigerator), des démons (L'exorciste), sorcières ou sorcier (Warlock, Carrie... Harry Potter se trouvant plutôt du côté de la comédie) et autres créatures horribles (Mimic, La mouche...). Il va sans dire que l'épouvante ou l'horreur croise parfois le chemin de la SF (Alien, Event horizon). Poursuivons dans le genre ; deux autres sous-genres viennent compléter la famille : le thriller (parfois le film policier) et le psycho-killer. Avec, comme dignes représentants, des oeuvres tel que Seven ou la série des Halloween. Au bout de la chaine se trouve un dernier sous-genre : le film gore. Extrême au possible, son ultime représentant restant Brain dead et nombre de films de cannibales (Anthropophageous). Le conte : C'est un style avant tout littéraire, le cheminement d'un ou plusieurs personnages dans un but "moral". Il existe tel quel, en tant que conte (Dark cristal, Gulliver, Le Grinch ainsi que de très nombreux films à destination des enfants et des cartoons), mais se conjugue également à plusieurs temps : le film mythologique (la série des Sinbad), le film biblique (Le 10 commandements), l'heroic fantasy (la trilogie du Seigneur des anneaux) ou encore le désuet mais sympathique Péplum (la série des Hercule). La comédie : genre vaste s'il en est, plus léger que la moyenne des oeuvres fantastiques, et dans lequel on trouve toutes les sortes de comédie : la comédie fantastique -déjà un mélange de genres en lui-même- (Les visiteurs, Astérix, la série des Chérie, j'ai rétrécit, celle des harry Potter...), la comédie horrifique (Flic ou zombie, la série des Scream), la comédie dramatique (Ghost, les nombreuses versions du Portrait de Dorian Gray), voir la comédie de SF (H2G2) ; mais également la parodie (les Scary movie), elle-même un peu bâtarde, ou encore le film d'aventure (la futur quadrilogie des Indiana Jones ou Congo). On voit bien que tous les genres se conjugue au fantastique : prenons pour ultime exemple le western (Le gardien des esprit, Pale rider). Petit jeu de l'été : à vous de prendre chaque film que vous voyez et de le caser dans l'une de ces catégories ! Plus sérieusement : je n'est pas la prétention d'avoir jeter un gros pavé dans la mare, ni être totalement exhaustif, ni bouleversé vos vies cinéphiliques avec ce schéma ; il vaut mieux se rappeller qu'il n'existe qu'un seule et unique genre cinématographique, une seule famille : le cinéma lui-même... Les seuls genres qui le composent ne se classent qu'ainsi : les mauvais, et les moins mauvais, films, les bons, et les moins bons films ; au-delà de tout classement il n'y a que l'amour du bon cinéma, genre déjà prompt à de vives réflexions et analyses. Bref : je viens de vous présenter un édito du mois d'août !!! |