EDITORIAL
de JANVIER 2005
Avec un poil d'avance... Bonne et heureuse année
à tous mes visiteurs ! Et merci de votre fidélité
qui, si elle ne me rempli par le compte en banque, me rempli de joie,
celle de partager une passion commune et de pouvoir communiquer avec
nombre d'entre vous via le mail. Merci encore d'être chaque mois
toujours plus nombreux !!!
Mais passons aux choses sérieuses : le bilan de l'année
2004. Si l'on survole ce qui s'est déroulé et ce que cette
fin d'année nous apporte on peut affirmer haut et fort que, s'il
a eut de gros revers, le cinéma français s'en est pour
le moins très bien tiré : une part de marché (sur
le top 20) qui se situe vers les 37 % en cette fin d'année,et,
même si l'on attend les chiffres officiels, qui s'avère
en très nette progression (33 % l'an passé et 34 % il
y a 2 ans). Après des débuts difficiles en janvier (moins
de 14 %), une bonne hausse jusqu'en avril (avec un pic à près
de 44 % ; Les choristes étant passé par
là !) et une chute estivale classique (33 % mi-septembre), le
cinéma français a redressé la barre sur la fin
de l'année (Jeunet en chef de file).
En ce qui concerne les films ayant franchi le million de spectateurs,
on avait pas vu autant de candidats depuis longtemps : ils sont 51
cette année (chiffres encore prévisionnels ; dont 17
films français seulement, soit 34 %) contre 46 en 2003
(18 frenchies soit 39 %), 44 en 2002 (14 et 31 %) et 48 en 2001 (20
et 41 %) ; une rentabilité assez faible de ce côté.
Pourquoi ? Parce que nombre de gros budgets se sont rétamés
(Agents secrets, Blueberry, La
confiance règne, Immortel,
Pédale dure, Jet set 2, Le
convoyeur, Les parisiens, 5X2
ou Nos amis les flics), que de trop nombreux films
n'ont pas fait assez de bruit (Albert et moi, L'américain,
Atomik circus, Les amateurs, Le
carton, Mme Edouard, L'incruste...
etc) et que les vrais succès sont à chercher du côté
des petites oeuvres, la force du ciné hexagonal.
Signalons tout d'abord que 251 films ont eu les honneurs du top
20 cette année, soit plus que les 2 années précédentes.
Plus de films, plus de choix, plus de demande et des succès plus
distribués : en dehors de ceux apparus au Top
04 -et dont tout le monde vous a déjà parlé-,
rappellons-nous ceux, plus discrets, de Alive (+ de
400 000 entrées), du Cou de la girafe (200 000),
du Rôle de sa vie (650 000), d'Exils
(300 000), d'Une vie à t'attendre (850 000),
de Confidences trop intimes (800 000), de Mensonges
et trahisons (750 000) où, plus modestement, ceux de
Violence des échanges en milieu tempéré
(+ 100 000), de 10ème chambre (idem) ou de Quand
la mer monte (250 000).
Pour être vraiment complet il faut quand même bien avouer
que les français ont largement été aidé
par leurs cousins ricains : rayon "échecs" on retrouve
de grosses pointures (Le chat châpeauté,
Treize à la douzaine, Prisonniers du
temps, The punisher, Les disparus,
Amour et amnésie, Un duplex pour trois,
Une journée à New-York ou Dirty
dancing 2) et à leur côté, les déceptions
sont nombreuses : Open range, Le tour du monde
en 80 jours, Catwoman, Et l'homme
créa la femme, La
ferme se rebelle, Hellboy
ou Scooby-doo 2. Même les scores de
Spider-man 2 n'ont pas été tout à
fait à la hauteur. Une fois de plus les films étrangers
se font remarquer à la grâce d'un bon scénario moins
que pour la taille de leur budget... rappellez-vous 21 grammes
(700 000 entrées), La planète bleue (+
750 000), La jeune fille à la perle (+ 400 000),
Carnets de voyage (700 000), Printemps, été,
automne, hiver... (+ 200 000), La grande séduction
(+ 450 000) ou encore L'histoire du chameau qui pleure
(200 000). Une année qui semble confirmer la tendance : les spectateurs
diversifient leurs horizons et repoussent la frontière existant
entre cinéma hollywoodien et cinéma indépendant.
Même phénomène aux USA où de petits films
se sont fait largement remarqués : Lost in translation,
La jeune fille à la perle, In America,
Les triplettes de Belleville, Carnets de voyage,
Eternal sunshine of the spotless mind, The
girl next door, Super size me, Fahrenheit
9/11, (auquels s'ajoutent les toujours inédits, What
the #$*! Do We Know?!, Confessions of a Teenage Drama
Queen ou Napoleon's dynamite).
Une grande année, quoi... 2005 s'annonce sous les meilleures
hospices : pour vous en persuadez, rendez-vous dans la rubrique News,
où 140 projets de films alléchants vous
sont présentés.